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Aurélie KIMMEL

Séniorita : la question du genre chez les séniors

Les Chroniques
Le jour du sénior : chronique n°3 - 2 avril 2015.
par Aurélie KIMMEL
Être une femme et avoir plus de 50 ans sur le marché du travail, c’est parfois la double peine ! 
10 juin 2015
12 mail 2015

Une carrière professionnelle désavantagée

Bien que les femmes travaillent de nos jours quasiment autant que les hommes, de nombreuses inégalités subsistent. Ces inégalités se trouvent amplifiées en fin de carrière.
21 avril 2015
07 avril 2015

Salaires moindres et temps de travail inférieur

11 mars 2015
Les écarts de salaire homme-femme augmentent avec l'âge : sur le territoire de Saverne, entre 18 et 25 ans, les hommes travaillant à temps complet gagnent 6 % de plus que les femmes. Et après 50 ans, les hommes perçoivent un salaire 36 % plus élevé ! Cette hausse de l'écart de salaire s'explique par des salaires plus faibles au départ, puis par des augmentations plus faibles et des promotions plus rares. Par ailleurs, les femmes ont plus souvent des emplois à temps partiel : ainsi après 55 ans, 1 femme sur 2 travaille à temps partiel sur le territoire de Saverne contre 1 homme sur 10.
26 février 2015
Ressources et Liens
inégalités hommes-femmes

Le plafond de verre

de moindres inégalités ?
Le plafond de verre représente la difficulté pour les femmes (ou d'autres catégories de personnes comme les personnes issues de la diversité) à accéder à des fonctions hiérarchiques supérieures. Ainsi, elles ne représentent que 34 % des cadres en entreprise.

Les inégalités dans l'emploi sont le reflet des inégalités entre les hommes et les femmes dans la société. Ainsi, le salaire des femmes est encore parfois considéré comme un salaire d'appoint, donc non nécessaire. De ce fait, leurs salaires sont plus faibles et les augmentations plus rares. En outre, la répartition inégale, à l'avantage des hommes, des tâches domestiques, entraîne un morcellement des carrières féminines qui réduit leurs perspectives professionnelles. Les interruptions de carrière sont plus fréquentes puisqu'en cas de naissance ou de maladie d’un proche, les femmes sont davantage susceptibles de s'arrêter. Ces interruptions, auxquelles il faut rajouter les congés maternités, favorisent les écarts de salaire et de promotions. Par ailleurs, les secteurs les plus féminisés sont aussi les moins rémunérateurs, comme le secteur social.

Un retour en emploi plus difficile

Les inégalités sont également présentes lors du retour en emploi. Ainsi, parmi les plus de 50 ans, les femmes représentent 56 % demandeurs d'emploi de longue durée (de plus d'un an) sur le territoire de Saverne. Cette surreprésentation des femmes peut s'expliquer par leur moindre qualification et les interruptions de carrière plus longues et plus nombreuses. En effet, un tiers des femmes de plus de 55 ans n'ont aucun diplôme, contre 25 % des hommes de plus de 55 ans. Ici comme ailleurs ce sont les femmes qui s’arrêtent de travailler pour élever les enfants. Et sur un territoire comme le notre, marqué par le vieillissement, ce sont encore elles qui prennent soin des ainés, au détriment d’une activité professionnelle.  
A ces causes « objectives » de difficulté, se rajoute globalement, dans la société, une perception des effets de l’âge plus excluante à l’égard des femmes; Les femmes, dans le travail, sont encore aujourd’hui, quelque soient leurs compétences, davantage perçues et évaluées sur leur aspect physique que leurs homologues masculins.